IT/ EN/ FR/ DE/ ES ← Home
Accueil Patients Médecins Structures Blog
IT/ EN/ FR/ DE/ ES
Qu'est-ce que c'est Comment ça se passe Risques Qui est à risque CO₂ Avant l'examen Questions Où aller
👤 Pour les patients et les familles

Angiographie : guide complet pour les patients

Ce que c'est, comment elle se déroule, les risques rénaux des produits de contraste iodés et l'alternative sûre avec la CO₂ — expliqué simplement, sans jargon.

Point de départ

Qu'est-ce que l'angiographie et à quoi sert-elle ?

L'angiographie est un examen médical permettant de voir de l'intérieur les artères et les veines du corps. Elle permet aux médecins d'identifier des obstructions, des rétrécissements (sténoses), des anévrismes ou des malformations des vaisseaux sanguins — des problèmes qu'un scanner ou une échographie classique ne peut pas toujours montrer suffisamment en détail.

Elle est principalement utilisée pour étudier les artères des jambes (artères des membres inférieurs), les artères du cœur (coronarographie), les artères rénales et celles de l'abdomen et de l'aorte.

En quoi diffère-t-elle d'un scanner ou d'une IRM ?

💡 Important : seule l'angiographie permet le diagnostic et le traitement en même temps — par exemple ouvrir une artère obstruée (angioplastie) ou poser un stent.

Étape par étape

Comment se déroule une angiographie ? Est-ce douloureux ?

L'angiographie est réalisée par un médecin spécialiste — un radiologue interventionnel ou un chirurgien vasculaire — dans une salle opératoire ou d'angiographie équipée.

Combien de temps cela prend-il ? De 30 minutes à 2 heures selon la complexité. Pour une angiographie diagnostique simple, vous rentrez souvent à la maison le jour même. Pour les procédures thérapeutiques (angioplastie, pose de stent), un séjour de 1 à 2 jours peut être nécessaire.

Ce que vous devez savoir

Le produit de contraste iodé peut-il endommager les reins ?

Oui — et c'est la chose la plus importante à savoir avant de subir une angiographie ou un scanner avec contraste.

Le produit de contraste iodé est filtré par les reins et éliminé par les urines. Chez certains patients, ce processus surcharge les reins et peut provoquer une lésion rénale aiguë, connue médicalement sous le nom d'AKI (Acute Kidney Injury) ou de néphropathie aux produits de contraste.

⚠ Conséquences possibles de la lésion rénale induite par le contraste

  • Aggravation temporaire ou permanente de la fonction rénale
  • Besoin de dialyse dans les cas les plus graves
  • Hospitalisation prolongée
  • Chez les personnes aux reins déjà atteints : réduction supplémentaire de la fonction résiduelle

Outre le risque rénal, le produit de contraste iodé peut provoquer des réactions allergiques — de légères (démangeaisons, rougeurs) à graves (difficultés respiratoires). Si vous avez eu une réaction par le passé, signalez-la toujours avant l'examen.

Si vous avez eu des réactions aux produits de contraste, à l'iode ou aux crustacés, parlez-en à votre médecin avant l'examen. Une prémédication ou, mieux encore, une alternative comme la CO₂ peut être indiquée.

Votre situation

Qui est le plus à risque de lésion rénale induite par le produit de contraste ?

Tous les patients ne présentent pas le même risque. Certaines conditions augmentent significativement la probabilité que le produit de contraste iodé endommage les reins :

💡 La combinaison la plus risquée est : diabète + insuffisance rénale + artériopathie périphérique. Si vous avez les trois conditions ensemble, demandez explicitement à votre médecin si la CO₂ peut être utilisée à la place du produit de contraste iodé.

Comment mesure-t-on le risque ? Créatinine et DFG

Votre médecin évaluera votre fonction rénale par une simple prise de sang. Les paramètres à connaître sont :


L'alternative sûre

Angiographie CO₂ : qu'est-ce que c'est et pourquoi est-elle plus sûre pour les reins ?

La CO₂ (dioxyde de carbone) peut être utilisée comme produit de contraste alternatif au liquide iodé lors d'une angiographie. Au lieu d'un liquide, un gaz est injecté — le même CO₂ que votre corps produit naturellement chaque jour et que vous expirez en respirant.

Comment ça fonctionne ?

La CO₂, étant un gaz, absorbe les rayons X différemment du sang et permet de visualiser les vaisseaux sanguins dans les images. La procédure est identique à l'angiographie traditionnelle : même cathéter, même accès, même salle. Seul le produit de contraste injecté change.

La CO₂ est éliminée en quelques minutes par les poumons, simplement en respirant — sans aucune implication des reins.

Caractéristique Produit de contraste iodé Angiographie CO₂
Toxicité rénaleOui — risque d'AKINon — zéro toxicité rénale
Réactions allergiquesPossiblesAucune
ÉliminationPar les reins (urine)Par les poumons (respiration)
Sécurité avec MRCRisque élevéSûre même avec un DFG bas
Sécurité avec diabèteRisque accruSûre
Années d'utilisation cliniqueDécenniesPlus de 30 ans
CoûtPlus élevéPlus bas

Est-ce une technique expérimentale ?

Non. L'angiographie CO₂ est utilisée cliniquement depuis plus de 30 ans dans des centres spécialisés du monde entier. Elle est recommandée par les principales directives internationales de radiologie interventionnelle et de chirurgie vasculaire pour les patients à haut risque rénal.

En Italie, il existe plus de 100 établissements hospitaliers déjà équipés de la technologie d'angiographie CO₂.

A-t-elle des contre-indications ?

La CO₂ est principalement indiquée pour les angiographies des membres inférieurs, de l'aorte et de l'abdomen. Elle présente quelques limitations techniques pour les procédures au-dessus du diaphragme (comme les artères coronaires). Votre médecin spécialiste pourra vous dire si elle est indiquée dans votre cas spécifique.

💡 Comment le demander à votre médecin : vous pouvez simplement dire — « J'ai lu qu'il existe une angiographie CO₂ plus sûre pour les reins. Est-il possible de l'utiliser dans mon cas ? »

Que faire

Avant et après l'examen : choses pratiques à savoir

Avant l'angiographie

Après l'angiographie


Vous avez encore des doutes ?

Questions fréquentes

Puis-je faire une angiographie si ma créatinine est élevée ?
Oui, mais cela nécessite une évaluation attentive. Une créatinine élevée signifie que les reins sont plus vulnérables au produit de contraste iodé. Dans ces cas, de nombreux médecins choisissent d'utiliser la CO₂ comme alternative sûre, ou adoptent des mesures préventives comme l'hydratation intraveineuse avant et après la procédure. La décision dépend de votre valeur de DFG exacte et du type de procédure nécessaire.
Le gaz CO₂ dans les artères est-il dangereux ?
C'est la préoccupation la plus courante, et c'est compréhensible. La réponse est non — si elle est utilisée correctement avec des systèmes automatisés certifiés. La CO₂ est le gaz que votre corps produit naturellement chaque jour en grandes quantités. En angiographie, elle est utilisée en petites doses contrôlées et est rapidement éliminée par les poumons en quelques minutes. Les systèmes d'injection automatisés modernes garantissent un contrôle précis des volumes et des pressions, rendant la procédure sûre.
Angiographie CO₂ : est-elle disponible dans mon hôpital ?
En Italie, il existe déjà plus de 100 structures équipées de la technologie pour réaliser des angiographies CO₂. Toutes les structures ne la proposent pas, mais le réseau est en expansion continue. Vous pouvez écrire à scrivi@angiodroid.com pour savoir quelle structure la plus proche de vous la réalise.
Ma mère a 78 ans et doit subir une angiographie — quels risques court-elle ?
L'âge avancé est l'un des principaux facteurs de risque de néphropathie aux produits de contraste, même sans diagnostic formel d'insuffisance rénale. Avant l'examen, il est essentiel de vérifier la créatinine et le DFG. Si le DFG est inférieur à 60, demandez à votre médecin d'envisager l'angiographie CO₂. S'il est inférieur à 30, la CO₂ est souvent le choix recommandé.
J'ai peur de l'aiguille et de la procédure. Est-ce normal ?
Absolument, et c'est l'une des préoccupations les plus courantes. L'angiographie est réalisée sous anesthésie locale : le point d'accès est anesthésié avant toute manœuvre. Vous ne ressentirez pas de douleur pendant la procédure, tout au plus une sensation de pression ou de chaleur. Si vous êtes très anxieux, parlez-en à votre médecin au préalable : dans certains cas, un léger sédatif peut être administré.
Je suis diabétique et prends de la metformine — dois-je arrêter avant l'examen ?
Oui, si un produit de contraste iodé est utilisé. La metformine combinée au produit de contraste peut augmenter le risque d'une condition appelée acidose lactique. Elle est généralement suspendue 48h avant et reprise 48h après l'examen, après vérification de la stabilité de la fonction rénale. Si la CO₂ est utilisée à la place du contraste iodé, cette précaution n'est pas nécessaire.

🏥 Vous voulez savoir où faire une angiographie CO₂ ?

En Italie, il existe plus de 100 structures déjà équipées avec la technologie Angiodroid® . Écrivez-nous et nous vous indiquerons la plus proche de chez vous.

Découvrez où nous sommes présents en Italie →